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Les remarques sur Assa Traoré insinuent qu’avoir le visage défroissé, être propre sur soi, et une coiffure arrangée disqualifient les femmes Noires pour être considérée comme des “vraies” militantes ou capables de produire une pensée politique. Dans la deuxième partie il sera question de la nouvelles fausses bonne idée du gouvernement levée du secret médical dans les cas de violences conjugales.

Dans cet épisode

– Liberated Threads: Black Women, Style, and the Global Politics of Soul
Tanisha Ford

-We Wanted a Revolution: Black Radical Women, 1965–85

– Se défendre. Une philosophie de la violence, -Elsa Dorlin

Son : Enposib feat. Phyllisia Ross – Overdose

Have you met Fania?
Check out my Q&A with @apresjosephine
Extract  “Having spent a significant amount of time in the United States, is there a difference between blackness in Paris and blackness in, say, Brooklyn?
Blackness in Paris is definitely more African or Caribbean as a result of the direct proximity to the Continent and the Caribbean.  At the same time, blackness in Brooklyn is more political, self-aware and organized. Also, I am haitian so Brooklyn is kind of a freeing place for Haitians. In Paris, I don’t have a lot of Haitians. ” 

 

Le cul-de-sac de la politique à l’époque du confinement : dans cet épisode je parle des tendances à mobiliser la situation en avançant des arguments semblables à ceux de Thanos (Avengers Endgame) ou Malthus

Et dans la deuxième partie : F*ck la productivité

Ambiance sonore

Papa Gede – Naïka
Kanse – Kaï et  Rutchelle Guillaume

Extrait lecture

Extrait du “Triangle et l’hexagone. Reflexion sur une identité noire” Maboula Soumahoro

Illustration : Insta lamine2crayon_

 

 

Dans cet épisode on parle d’un archétype particulier : les minoritaires™, spécialistes dans la posture de minoritaire dans les espaces où ils/elles ne peuvent pas faire de différence ou qui ne sont pas politiques, au passage en pillant les espaces créer par les organisations noires.

Je me penche ensuite sur la dépolitisation de la notion des réparations.

Ambiance sonore

Lous and the Yakuza – Dileme

Mizik Mizik – Webe

Pour aller plus loin

Extrait de lecture texte “Afrofem” de Mwasi-Collectif

Lien en bio

 

 

Dans ce numéro qui tourne autour de l’argent, la richesse, et la travail, je reprends en première partie un débat vieux comme twitter “La classe efface-t-elle la race ? “. Ensuite je vous parle du concept de travail émotionnel “Emotional labor”, son origine théorique et comment il est dévoyer dans des approches libérales et individualistes.

Ambiance sonore

Awori X Twani – Cortex Iuxta
Larose – Aksidan

Pour aller plus loin

Arlie Hochschild’s (1983) The Managed Heart

Extrait de lecture texte “En quoi le panafricanisme pourrait-il nous concerner, nous les « Antillais »? ” de Joao Gabriell

 

 

 

 

Retrouvez mon entretien avec  Marie-Julie Chalu sur Afropea

Extrait “On peut faire des recherches identitaires qui ne sont pas des projets politiques et ce n’est pas grave. Je pense que le problème c’est qu’on veut dire que quelque chose est politique pour avoir une légitimité. Ça dessert à la fois la chose à laquelle on veut donner de la légitimité parce que c’est facilement critiquable et démontable et ça dessert le fait de faire de la politique. Les quêtes identitaires (identity politics) ne sont pas un projet, programme politique, ne mobilisent pas politiquement. Les seules fois où s’est utilisé dans ce sens, ça se termine extrêmement mal. Afropéen, afro-français, whatever, l’expérience humaine est complexe, individuelle. En tant que militante noire radicale, je veux sortir de ces concepts de la suprématie blanche qui nous essentialise. Je ne suis pas toi, tu es différente de moi. J’ai un vécu différent. Politiquement je me définis comme noire parce que ça m’aide à construire une organisation politique mais si dans ma vie personnelle, je veux me dire haïtienne, cela n’a pas besoin d’un débat public. Le débat c’est quelle est ma situation matérielle en tant que noire ici qui se rapproche de la condition matérielle de plein de gens qui partagent la même histoire de violence que moi et qu’est-ce qu’on fait pour ça ?”

 

photo : Gael Rapon

 

Après l’obsession pour les alliéEs  et les privilèges, c’est au tour d’une des conséquences de la focalisation sur ceci : le quémandisme politique.

Autre sujets abordé : Faut-il abandonner l’intersectionnalité ? A travers le livre de Jennifer C .Nash : Black Feminism Reimagined: After Intersectionality 

On parle du mouvement et concept des féminismes noirs : Africana Womanism.

Ambiance sonore

Moto Moto – Dj Arafat
Nuqui  – ChocQuibTown

Pour aller plus loin

Afro-Communautaire : Appartenir à nous-mêmes – Fania Noel- Thomassaint – ici

Black Feminism Reimagined: After Intersectionality –  Jennifer C. Nash. – review ici

Africana Womanism: Reclaiming Ourselves and Africana Womanist Literary Theory -Cleonora Hudson-Weems

Succeeding While Black –  Keeanga-Yamahtta Taylor – Lire l’article 

 

 

Octobre 2018. Nice Simon, mairesse de Tabarre1, porte plainte et organise une conférence de presse où elle déclare, photo à l’appui, qu’elle a été battue et séquestrée par son compagnon, l’homme d’affaires Yves Léonard. Un mandat d’arrêt est émis à l’encontre de ce dernier. Il n’est pas arrêté, et bien que des photos de lui dans des lieux connus de la capitale circulent, il ne semble pas plus inquiété que cela. Janvier 2019. Le mandat d’arrêt contre Yves Léonard est annulé et les faits sont requalifiés en simple délit. À la suite d’une interview accordée par Nice Simon au média en ligne Ayibopost2, Léonard annonce qu’il va donner une conférence de presse pour faire la « lumière sur Nice Simon ». Impossible de saisir le sentiment d’impunité qui habite Monsieur Léonard sans une information clé : ce dernier est un proche de l’actuel président de la République Jovenel Moïse, ainsi que du Premier ministre Jean Henry Ceant. Il est par ailleurs propriétaire de la villa que loue le Président. L’origine de la fortune d’Yves Léonard n’est pas connue et fait l’objet de vives et constantes rumeurs d’activités illégales.